Toulouse, ville rose. Et pourtant : septembre 2005, Division d'Honneur
encrasse d'électricité les murs sourds d'un local
de répétition en location. Premiers sons autour
de quelques historiques : "Je m'emmerde" des Rats, "7h23" des Cadavres
ou "Sacrée revanche" d'OTH. A ces reprises en guise
d'avertissement s'enchainent rapidement les compos originales. Du punk
rock, des fondations en béton fissuré mais
armé sur lesquelles viennent s'échouer
cassés des textes francophones comme des bouts de vie pas
finie. Des chroniques d'un quotidien fatigué qui ne tient
plus que par les nerfs - des Gibson sur des Marshall, et des mots. Du
punk rock, ce qu'il reste au fond du verre tard au bar ("Hollywood,
France"), quelque chose qui se voudrait de l'amour ("Prière
à Marie"), de l'amour qui se voudrait quelque chose
("Personne"), une baston pour le geste quand il n'y a plus que
ça pour un peu de beau ("Cyber Dandy Punk Rock"). Du punk
rock, simplement, comme on tire ses dernières cartouches,
celles qui font le plus mal.
La Division est
constituée à une guitare par Arno Rude Boy
(Bolchoï, Skawar), à l'autre par Jean (Brigada
Flores Magon, Wangs), à la batterie par B.Scott
(Bolchoï, Korttex, Skawar), à la basse par Dee Dee
Yeah (Dahu Garou), au chant et aux textes par Nono le Hool's
(Bolchoï).